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Journalistes français arrêtés : la HARC met les choses au clair

La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) est sortie de son silence après la diffusion, dans plusieurs médias et sur les réseaux sociaux, d’informations faisant état de l’arrestation au Togo de deux journalistes français, Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani.

Les deux hommes, qui séjourneraient au Togo dans le cadre de leurs activités professionnelles, seraient notamment accusés de fausses déclarations, selon les informations rapportées.

Aucune demande d’accréditation reçue, selon la HARC

Dans un communiqué publié mercredi, l’instance de régulation indique n’avoir été saisie d’aucune demande d’accréditation concernant les deux journalistes.

Selon la HARC, aucune démarche n’a été effectuée auprès d’elle, ni par France Télévisions, média pour lequel les intéressés travaillent, ni directement par les deux journalistes eux-mêmes.

L’institution précise ainsi ne pas avoir été informée de leur arrivée sur le territoire togolais, de leur statut professionnel, ni des activités de tournage qu’ils auraient menées, notamment dans la partie septentrionale du pays.

La procédure applicable à la presse étrangère rappelée

La HARC rappelle que le Code de la presse et de la communication prévoit une procédure d’accréditation pour les correspondants et envoyés spéciaux de la presse étrangère.

Ces derniers doivent solliciter et obtenir une accréditation auprès de l’instance de régulation, qui informe ensuite les ministères chargés de la Communication et de la Sécurité.

À travers cette mise au point, la HARC rappelle ainsi les obligations administratives applicables aux professionnels des médias étrangers exerçant ou réalisant des reportages sur le territoire togolais.

L’instance appelle à laisser la justice poursuivre la procédure

Concernant la situation des deux journalistes, la HARC demande de laisser la justice suivre son cours afin de déterminer les circonstances exactes de leur présence au Togo ainsi que les faits qui pourraient éventuellement leur être reprochés.

L’affaire reste donc soumise aux procédures judiciaires en cours, qui devront permettre d’établir les différents éléments liés à ce dossier.

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