La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) demande au gouvernement de suspendre tout projet d’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité. Dans un communiqué publié le 2 novembre 2026, l’organisation présidée par Dr Emmanuel Sogadji dénonce la dégradation de la fourniture électrique et estime qu’une nouvelle hausse des prix pénaliserait davantage les ménages et les acteurs économiques.
Intitulé « Payer plus pour être moins servi ? », le communiqué met en avant les conséquences des coupures récurrentes d’électricité sur les consommateurs. Selon la LCT, ces interruptions endommagent les appareils électroménagers, entraînent des pertes de denrées alimentaires et perturbent les activités des commerçants, des artisans et des petites entreprises.
L’organisation évoque également les dépenses supplémentaires occasionnées par le recours aux groupes électrogènes, aux bougies et aux lampes. Elle souligne que les interruptions de courant peuvent aussi affecter le fonctionnement des centres de santé, des établissements scolaires et des systèmes d’adduction d’eau, tout en aggravant l’insécurité dans certains quartiers.

La LCT rappelle la hausse tarifaire de 2025
Pour justifier son opposition à une nouvelle augmentation, la Ligue revient sur la révision des tarifs de l’électricité intervenue en mars 2025. Elle évoque une hausse moyenne d’environ 12,5 %, décidée par arrêté interministériel du 24 mars 2025, qu’elle estime avoir été appliquée sans concertation suffisante avec les associations de consommateurs.
La LCT considère que cette expérience doit servir de leçon et demande qu’aucune nouvelle mesure tarifaire ne soit engagée sans une véritable consultation des parties concernées.
L’organisation met également en avant la pression exercée sur le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte marqué par l’augmentation des dépenses liées à l’alimentation, au transport, aux loyers, à la scolarité et aux carburants.
Des pressions du FMI évoquées, le gouvernement interpellé
Dans son communiqué, la LCT fait état d’informations faisant état de fortes pressions du Fonds monétaire international (FMI) sur le gouvernement togolais pour augmenter les prix de l’eau et de l’électricité. Elle demande aux autorités de clarifier cette question auprès de l’opinion publique.




