Depuis le 11 septembre 2026, les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse au Togo. Le litre de super sans plomb est passé à 817 FCFA, tandis que le gasoil est fixé à 766 FCFA. Le pétrole lampant coûte désormais 1 056 FCFA et le mélange à deux temps 896 FCFA.
Selon l’ANC, les augmentations intervenues les 27 mai et 11 septembre représentent au total une hausse de 20 % pour le super sans plomb, 10 % pour le gasoil, 17 % pour le mélange à deux temps et 62,5 % pour le pétrole lampant.
L’ANC dénonce une pression supplémentaire sur les ménages
Pour le parti d’opposition, cette nouvelle hausse intervient dans une période particulièrement difficile pour les familles, marquée notamment par les dépenses liées à la rentrée scolaire du 14 septembre : fournitures, uniformes, frais de scolarité, transport et autres charges.
L’ANC estime que l’augmentation du carburant ne se limite pas aux automobilistes. En tant que produit transversal, son renchérissement peut se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et différents services. Le parti cite notamment les conducteurs de taxi-moto, chauffeurs, commerçants, artisans, agriculteurs, salariés, fonctionnaires et étudiants parmi les catégories concernées.
Jean-Pierre Fabre demande des explications
L’ANC reproche au gouvernement de privilégier, selon ses termes, des solutions de facilité plutôt que des réponses structurelles à la crise du pouvoir d’achat.
Le parti demande ainsi la publication complète et détaillée des justificatifs ayant conduit à cette nouvelle augmentation. Il souhaite notamment connaître les données relatives aux cours internationaux du pétrole, au coût réel d’approvisionnement, à la fiscalité et aux marges des différents acteurs de la chaîne de distribution.
Trois principales revendications
Dans son communiqué, l’ANC formule trois principales demandes. Le parti réclame d’abord le retrait de la nouvelle grille tarifaire, accompagné de la publication de la structure des prix à la pompe.
Il demande ensuite des mesures d’urgence en faveur des populations vulnérables, ainsi que l’ouverture d’un débat national sur la vie chère, la fiscalité et les choix économiques du pays.
L’ANC maintient aussi sa revendication institutionnelle
Le communiqué dépasse toutefois la seule question du coût de la vie. L’ANC réitère également son exigence d’une réponse institutionnelle aux conclusions de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle de 2024.
Le parti met par ailleurs en garde contre une éventuelle instrumentalisation de la crise sociale. Il appelle les Togolais à rester « vigilants et mobilisés mais lucides », tout en maintenant l’attention sur les enjeux économiques et institutionnels qu’il considère comme fondamentaux.

