À Lomé, l’affichage sauvage gagne progressivement plusieurs espaces de la ville. Panneaux publicitaires, murs, poteaux portant les feux de signalisation et autres équipements urbains sont régulièrement utilisés comme supports pour des annonces qui n’ont pas toujours leur place dans l’espace public.
Les messages concernent notamment la vente de téléphones et d’ordinateurs, les offres d’emploi ou encore les cours particuliers. Mais certaines affichettes vont plus loin et affichent des contenus à caractère ouvertement obscène, notamment des publicités pour de prétendus remèdes contre la « faiblesse sexuelle » ou l’éjaculation précoce.
Au-delà de la question esthétique, ces affichages soulèvent donc également celle de la préservation du cadre urbain et de la maîtrise des contenus accessibles à tous, y compris aux enfants.
Des supports publics pour les petites annonces
Face à la multiplication de ces affiches, les municipalités du Grand Lomé commencent à apporter une réponse en mettant en place des panneaux lumineux publics destinés à accueillir les petites annonces.
L’objectif est de proposer un espace approprié aux particuliers et aux opérateurs qui souhaitent diffuser leurs offres, tout en limitant l’utilisation anarchique des infrastructures urbaines.
Cette solution permettrait ainsi de mieux organiser l’affichage dans les quartiers et de préserver les équipements publics. Les annonces à caractère indécent ou obscène, elles, n’y ont évidemment pas leur place.


