Le gouvernement togolais prévoit de renforcer le contrôle du transport routier sur l’axe stratégique Lomé–Cotonou avec l’acquisition prochaine de deux pèse-camions. Ces équipements seront installés aux postes de contrôle juxtaposés de Sanvee Condji et Hillacondji, situés à la frontière entre le Togo et le Bénin.
Cette initiative s’inscrit dans la deuxième phase du projet de réhabilitation de la route Lomé–Cotonou, financé par la Banque africaine de développement (BAD). L’objectif est de mieux surveiller le poids des véhicules lourds circulant sur ce corridor essentiel pour les échanges commerciaux de la sous-région.
La surcharge des camions constitue depuis longtemps un défi majeur sur les routes togolaises. Certains véhicules transportent des charges largement supérieures aux limites autorisées, provoquant une détérioration rapide des infrastructures. Les conséquences sont visibles : chaussées déformées, multiplication des nids-de-poule et coûts élevés de réparation pour l’État.
Au-delà des dégâts matériels, cette pratique représente aussi un risque important pour la sécurité routière. Les poids lourds surchargés deviennent plus difficiles à contrôler, freinant moins efficacement et augmentant les risques d’accidents graves.
Avec la mise en service de ces systèmes de pesage, les autorités espèrent renforcer les contrôles sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes reliant les ports de Lomé et de Cotonou, deux plateformes logistiques majeures pour l’Afrique de l’Ouest.
Malgré plusieurs campagnes de sensibilisation menées ces dernières années, la surcharge persiste. Le gouvernement mise désormais sur des équipements modernes et un contrôle plus strict pour préserver les routes et améliorer la sécurité des usagers.











