La Police nationale togolaise a annoncé le démantèlement d’un réseau présumé de trafic de migrants opérant à Adéticopé, dans la préfecture du Golfe. L’opération, menée le 3 mars 2026 aux environs de 11 heures, a permis l’arrestation de deux suspects et la libération de plusieurs victimes.
Les personnes interpellées sont Y. Douo Sylvène, 30 ans, de nationalité ivoirienne, et S. Essodong, 27 ans, togolais. Elles sont soupçonnées de prise d’otage, traite de personnes et trafic de migrants en bande organisée.
Selon la police, les suspects seraient liés à un réseau opérant sous couvert d’activités de trading associées à la plateforme QNET. L’enquête a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par Tabica Careca, un marin camerounais de 59 ans résidant à Douala, venu à Lomé après avoir appris que son frère, Tchinda Derick, était retenu contre son gré.

L’arrestation de S. Essodong, présenté comme un intermédiaire entre les victimes et les responsables du réseau, a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à Y. Douo Sylvène et de localiser une maison à Adéticopé, où plusieurs personnes étaient maintenues sans contact avec l’extérieur.
Au total, douze personnes de différentes nationalités ont été retrouvées sur les lieux. Parmi elles figurent des ressortissants ivoiriens, nigérians, ghanéens et béninois, notamment Diomande Pélagie (25 ans), Embawin Etu Gladys (22 ans), Doumbia Pacôme (24 ans), Dosso Bonye (36 ans), Djomande Yimpou Juliette (41 ans), Sunday Blessing (23 ans), Bibang Janet (22 ans) et Gbetohho Pierrette (24 ans).
D’après les autorités, ces victimes auraient été attirées au Togo à travers de fausses promesses d’emploi et d’opportunités de vie meilleure.
La Police nationale affirme poursuivre ses efforts pour lutter contre ce type de criminalité et appelle la population à coopérer avec les forces de l’ordre afin de démanteler les réseaux encore actifs. Les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels complices.








