Des responsables de l’opposition togolaise, réunis sous les bannières de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), du Front « Touche pas à ma constitution » et d’autres mouvements politiques, ont récemment exprimé leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme un possible scénario politique lié aux prochaines échéances électorales.
Selon ces acteurs politiques, un projet pourrait consister à voir Faure Gnassingbé se présenter aux élections législatives, être élu député, puis accéder à la fonction de président du Conseil de la République, nouvelle institution issue des réformes constitutionnelles.
L’opposition estime que cette éventualité poserait des questions sur l’équilibre du système politique et sur l’esprit des réformes institutionnelles.
Les responsables de ces mouvements dénoncent ce qu’ils qualifient de risque de dérive institutionnelle et appellent à une mobilisation des forces politiques et citoyennes pour préserver les principes démocratiques. Ils ont également lancé un appel à l’unité de l’opposition afin de faire face aux défis politiques à venir.
De leur côté, les autorités et les partisans du pouvoir soutiennent que toute participation à une élection relève du jeu démocratique et du suffrage universel, rappelant que les institutions fonctionnent dans le cadre de la Constitution en vigueur.
Dans ce contexte, le débat autour de l’évolution du système politique togolais continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.











