Le président américain Donald Trump a signé, le 16 décembre 2025, une nouvelle proclamation migratoire durcissant les conditions d’entrée aux États-Unis pour plusieurs pays africains — dont le Togo. Le texte, qui entre en vigueur le 1er janvier 2026, ne va pas jusqu’à une interdiction totale, mais impose une suspension partielle des visas pour des raisons de « sécurité nationale » et de « lutte contre la fraude migratoire ».
Pourquoi le Togo est ciblé ?
Selon Washington, la décision repose sur plusieurs constats inquiétants :
- des actes d’état civil jugés peu fiables (naissance, mariage, filiation) ;
- une coopération sécuritaire insuffisante avec les États-Unis ;
- un taux de dépassement de visas élevé chez les voyageurs togolais ;
- et des risques de fraude documentaire persistants.
En clair, les autorités américaines estiment ne pas pouvoir évaluer de manière fiable les profils des demandeurs togolais.
Les types de visas touchés
Le décret ne bloque pas tous les voyages, mais cible plusieurs catégories clés :
- Visas d’immigration (notamment familiaux et regroupement) ;
- Visas non-immigrants :
- B1/B2 (affaires et tourisme),
- F, M, J (études, formation et échanges).
Les ambassades américaines auront désormais plus de latitude pour refuser des dossiers ou réduire la validité des visas accordés.
Fin de l’exception familiale
Jusqu’ici, avoir un parent ou conjoint américain facilitait grandement l’obtention d’un visa. Cette porte est désormais presque fermée.
Washington estime que les visas familiaux ont parfois servi de couverture à des fraudes, voire à des activités criminelles. Chaque demande togolaise sera donc scrutée au microscope.
Qui reste épargné ?
Certains profils ne sont pas concernés :
- résidents permanents aux États-Unis ;
- binationaux voyageant avec un passeport d’un pays non restreint ;
- diplomates et personnels d’organisations internationales ;
- participants à des événements internationaux majeurs ;
- bénéficiaires de l’asile ou du statut de réfugié.
Des dérogations individuelles pourront être accordées si le voyage sert « l’intérêt national américain ».
Un avertissement diplomatique à Lomé
Derrière cette décision, un message politique clair : les États-Unis veulent des garanties concrètes avant d’assouplir leur position.
Washington exige :
- une modernisation du système d’état civil,
- un renforcement de la lutte contre la corruption,
- et une coopération sécuritaire accrue.
La situation sera réévaluée tous les six mois — un levier de pression permanent.
📌 En résumé
➡️ Le Togo n’est pas interdit d’accès, mais étroitement surveillé.
➡️ Obtenir un visa américain deviendra beaucoup plus difficile.
➡️ Le signal envoyé à Lomé est clair : réformer, ou rester sur liste noire.










