Deux semaines après une mutinerie ayant secoué Niamey, le général Abdourahamane Tiani procède à un important remaniement de la hiérarchie militaire nigérienne. Plusieurs responsables changent de fonctions, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au sein des forces armées.
Le général Abdourahamane Tiani a procédé à plusieurs changements dans la hiérarchie militaire nigérienne, quelques jours après les événements ayant mis à l’épreuve le pouvoir militaire à Niamey.
Cette réorganisation intervient environ deux semaines après une mutinerie de militaires, au cours de laquelle des combats avaient été signalés dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale.
Plusieurs sites stratégiques concernés
Lors de cette mutinerie, des affrontements avaient notamment eu lieu aux abords de la présidence, de l’aéroport international de Niamey ainsi que d’une base militaire située à proximité.
Ces événements avaient ainsi placé les forces de sécurité et la stabilité de la chaîne de commandement au centre des préoccupations du pouvoir en place.
Le général Kiaou change de fonctions
Parmi les changements annoncés figure celui du général Kiaou, qui occupait jusqu’ici le poste de chef d’état-major de l’armée de terre.
Il est nommé à de nouvelles fonctions et laisse sa place au général Moussa Salaou Barmou. Les deux officiers avaient été nommés à la tête de ces structures militaires après le coup d’État de juillet 2023, qui avait porté les militaires au pouvoir.
Les autorités nigériennes n’ont toutefois pas précisé les raisons du remplacement du général Barmou.
Le contrôle de l’appareil sécuritaire en question
Ce remaniement intervient alors que le régime de Niamey cherche à consolider son contrôle sur l’appareil sécuritaire, selon les éléments rapportés par la source.
Le contexte reste marqué par des tensions au sein des forces armées, alors que le pouvoir militaire poursuit la réorganisation de sa chaîne de commandement.
Les changements annoncés pourraient ainsi constituer une étape supplémentaire dans la volonté des autorités de renforcer la cohésion et le contrôle de l’appareil militaire après les événements survenus dans la capitale.

