À l’horizon juin 2026, l’examen du Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD) évolue. Le ministère de l’Éducation nationale introduit de nouvelles règles pour l’épreuve de dictée, avec l’objectif affiché de renforcer l’équité et d’affiner l’évaluation des compétences des élèves.
Dans une note de service signée par le ministre Mama Omorou, les critères de notation sont redéfinis pour rendre l’épreuve plus transparente et plus analytique.
Un nouveau barème plus précis
Désormais :
- Chaque mot correctement orthographié vaudra 0,25 point
- L’exercice portera sur 40 mots maximum
- La note sera plafonnée à 10 points
Ce système vise à récompenser chaque effort individuel et à mesurer plus finement la maîtrise de l’orthographe. La dictée gagne ainsi en lisibilité et en cohérence pédagogique.
Au-delà de l’aspect technique, la réforme traduit une volonté de moderniser l’évaluation au primaire et de consolider la crédibilité du CEPD.
Une mesure spécifique pour les candidats malentendants
L’innovation majeure concerne les élèves malentendants.
Pour ces candidats, l’épreuve sera adaptée :
- Un texte volontairement truffé de fautes leur sera remis
- Ils devront identifier et souligner les mots correctement écrits
- Chaque mot correctement identifié vaudra également 0,25 point, dans la limite de 40 mots
Cette disposition s’inscrit dans la stratégie nationale d’éducation inclusive 2025-2030. Elle vise à garantir un système éducatif accessible et équitable, où aucun candidat n’est pénalisé en raison de sa condition.
Une réforme entre exigence et inclusion
À travers cette évolution de l’épreuve de dictée, le Togo affirme sa volonté de concilier excellence académique et égalité des chances.
La réforme du CEPD 2026 marque ainsi une étape importante vers une école plus juste, plus performante et mieux adaptée aux réalités des apprenants.










