Le groupe AXIAN et la Banque africaine de développement (BAD) renforcent leur engagement en faveur de l’inclusion financière des femmes en Afrique. Un nouveau programme doit permettre à plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes d’accéder à des solutions financières et à des outils de développement. Le Togo figure parmi les cinq pays concernés par cette initiative.
Un programme axé sur le financement numérique
Le dispositif sera déployé à travers les plateformes de services financiers numériques Mixx et MVola d’AXIAN. Il combinera notamment crédit digital, éducation financière et accompagnement entrepreneurial, avec l’objectif de lever certains obstacles rencontrés par les femmes dans le développement de leurs activités.
L’initiative est mise en œuvre dans le cadre du programme Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) de la BAD, avec le soutien de Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi).
Répondre au déficit de financement
Le projet intervient dans un contexte marqué par un important déficit de financement des entrepreneures africaines, estimé à 49 milliards de dollars. Une situation qui contraste avec le poids de l’entrepreneuriat féminin sur le continent, qui affiche l’un des taux les plus élevés au monde.
Le premier volet du programme prévoit ainsi des produits financiers numériques adaptés pour quelque 34 000 micro, petites et moyennes entreprises féminines à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal.
Le Togo concerné par la formation
Le second volet sera consacré au renforcement des capacités. Au total, 25 000 femmes bénéficieront de formations portant notamment sur l’éducation financière, les compétences numériques et l’entrepreneuriat à Madagascar, en Tanzanie, au Sénégal, au Togo et aux Comores.
Pour AXIAN, l’enjeu dépasse la seule question de la création d’entreprises. Il concerne également la capacité des entrepreneures à accéder aux financements, aux outils numériques et aux opportunités nécessaires à leur croissance.
Cette initiative prolonge le partenariat entre AXIAN et la BAD, qui avait déjà approuvé en janvier 2025 un prêt senior de 160 millions de dollars destiné à accélérer la connectivité numérique et l’inclusion financière dans neuf pays africains.


