Le Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des centres et instituts de formation aux métiers de la santé dans le pays.
Selon le syndicat, certaines de ces structures auraient fonctionné clandestinement et sans garanties suffisantes sur la qualité des enseignements dispensés. Une situation qui, selon le SYNPHOT, pourrait avoir des conséquences sur la qualité des soins à long terme.
Des inquiétudes sur la qualification des futurs professionnels
Pour le Dr Gilbert Tsolényanu, secrétaire général du SYNPHOT, le principal risque réside dans la formation de professionnels qui ne disposeraient pas des compétences nécessaires avant d’être amenés à prendre en charge des patients.
Le syndicat estime ainsi que l’ouverture et le fonctionnement de ces établissements doivent faire l’objet d’un encadrement et d’un contrôle rigoureux, compte tenu des exigences particulières liées aux métiers de la santé.
Un appel aux autorités
Face à cette situation, le SYNPHOT appelle les ministères chargés de la Santé et de l’Éducation à prendre rapidement les mesures nécessaires pour mieux encadrer ces structures de formation.
L’objectif est notamment de s’assurer que les établissements autorisés disposent des conditions pédagogiques, matérielles et professionnelles nécessaires à une formation de qualité.
Sept écoles paramédicales reconnues par l’État
Le syndicat rappelle par ailleurs que le Togo dispose déjà de sept écoles paramédicales reconnues par l’État pour assurer la formation des professionnels concernés.
Pour le SYNPHOT, l’argument d’une éventuelle pénurie de personnel de santé ne saurait, à lui seul, justifier la multiplication de formations dont la qualité et la reconnaissance ne seraient pas garanties.
Le syndicat appelle donc à privilégier la qualité de la formation et la compétence des futurs professionnels de santé, afin de préserver la sécurité des patients et la qualité des soins.


