Le Togo continue de bâtir les fondations d’un système de santé inclusif. Ce vendredi, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) ont signé, avec l’Association des Professionnels et Praticiens de l’Optique Lunetterie (APPOL), une convention sectorielle majeure dans le cadre de la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU).
L’événement, présidé par le ministre délégué auprès du ministre de la Santé, Dr Tchin Darre, marque une avancée décisive pour la santé visuelle au Togo. Il s’agit désormais d’un partenariat structuré et officiel entre les institutions de gestion de l’AMU et les professionnels de l’optique.
« La santé visuelle est essentielle pour les populations. Avoir une bonne vue, c’est pouvoir étudier, travailler, interagir pleinement avec le monde », a souligné le ministre délégué, rappelant que les prestations d’optique ne sont pas un luxe, mais une composante fondamentale du panier de soins essentiels de l’AMU.
Ce partenariat, a-t-il poursuivi, « donne l’assurance aux assurés que leurs besoins visuels seront couverts de manière accessible, professionnelle et de qualité ».
Une collaboration au service du bien-être visuel
Pour la directrice générale de la CNSS, Ingrid Awadé, cette signature « définit les modalités de collaboration, les engagements réciproques et les standards de qualité attendus dans la prise en charge des bénéficiaires ».
Elle a salué « l’esprit de concertation, de dialogue et de responsabilité » qui a guidé les travaux ayant conduit à cet accord.
« Que cette convention soit le socle d’une collaboration durable, au service de la santé visuelle et du bien-être de nos populations », a-t-elle déclaré.
Un enjeu de santé publique et de productivité
Selon Quacoe Wossinu Sewonu, président de l’APPOL, les chiffres sont alarmants : 27 % des Togolais souffraient de troubles de la vision en 2023, et cette proportion pourrait atteindre 36 % d’ici 2030, d’après l’Atlas mondial de la Vision de l’IAPB.
Il a rappelé les impacts de ces déficiences : difficultés scolaires chez les enfants, baisse de productivité au travail, et hausse des risques d’accidents de circulation.
« Une bonne vision, c’est une vie meilleure, un meilleur apprentissage pour nos enfants, et une économie plus performante pour le pays », a-t-il insisté.
Cette convention sectorielle, première du genre pour le domaine de l’optique, permettra aux bénéficiaires de l’AMU d’accéder à des lunettes et dispositifs médicaux de qualité, à coût maîtrisé, tout en soutenant la professionnalisation du secteur.










