C’est une annonce qui fait du bruit dans le monde de la cybersécurité. Les États-Unis ont décidé de passer à l’offensive face à une série de cyberattaques visant des utilisateurs de plateformes comme WhatsApp et Signal.
Le département d’État américain a annoncé une récompense pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information permettant d’identifier ou de localiser des hackers présentés comme liés à des services de renseignement russes.
Ces individus seraient associés à une campagne de cyberespionnage ciblant principalement des responsables gouvernementaux, militaires, diplomates et journalistes.
Contrairement à ce que certains pourraient penser, les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’une faille de sécurité dans le chiffrement des applications. Les attaques reposeraient plutôt sur des techniques de manipulation psychologique, appelées ingénierie sociale.
Concrètement, les pirates envoient de faux messages se faisant passer pour des services officiels des applications. Les victimes sont invitées à “résoudre un problème technique” en partageant leur clé de récupération. Une erreur qui permet ensuite aux attaquants d’accéder aux sauvegardes et aux conversations.
Autre méthode inquiétante : des liens d’invitation frauduleux vers des groupes de discussion. En un clic, les victimes associeraient sans le savoir un appareil contrôlé par les pirates à leur compte.
Les autorités américaines vont plus loin en identifiant deux groupes suspects, considérés comme liés à des structures russes, dont le FSB et certaines forces militaires. L’un d’eux serait particulièrement actif dans ces campagnes de phishing.
Le FBI met en garde : une fois les données compromises, même un changement de clé de sécurité ne suffit pas toujours à effacer les traces déjà récupérées.
Cette affaire s’inscrit dans une série d’alertes déjà émises par les agences américaines ces derniers mois, face à la montée des attaques ciblant les messageries chiffrées.
Pour l’heure, aucune arrestation n’a été annoncée, mais la récompense exceptionnelle montre à quel point Washington prend cette menace au sérieux.









