La dépigmentation volontaire continue de prendre de l’ampleur dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Cette pratique, qui consiste à éclaircir la peau, repose souvent sur l’utilisation de produits contenant des substances dangereuses comme l’hydroquinone, les dermocorticoïdes ou encore des dérivés mercuriels.
Des risques importants pour la santé
Les dangers liés à ces produits sont pourtant bien connus. Leur utilisation peut provoquer des infections cutanées, de l’acné, des vergetures, des troubles de la pigmentation ou encore des lésions graves de la peau.
À long terme, ces substances augmentent également les risques de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies rénales et de troubles neurologiques. Chez les femmes enceintes ou allaitantes, elles peuvent aussi représenter un danger pour l’enfant.
Malgré ces conséquences, les campagnes de sensibilisation restent encore limitées dans plusieurs pays africains.
Le Bénin durcit le ton
Au Bénin, les autorités sanitaires ont décidé de renforcer la lutte contre les produits éclaircissants dangereux. Dans un communiqué publié le 5 mai 2026, l’Agence béninoise du Médicament et des autres produits de Santé (ABMed) a interdit la commercialisation et l’utilisation de douze produits cosmétiques pour des raisons de santé publique.
Parmi les produits concernés figurent notamment Caro Light, Fair & White, Dermovate, Epiderm Crème, Rapid Clair, Dermaclair, Clobetaderm White Cream, Abidjanaise, Movate, Coco Pulp, Skin Light et Glutanex injectable.
Selon l’ABMed, ces produits contiennent des substances interdites qui fragilisent la peau et exposent les utilisateurs à diverses infections, à des troubles pigmentaires ainsi qu’à des lésions pouvant conduire à un cancer de la peau.
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Un appel à la vigilance
Le directeur général de l’ABMed, le Dr Yossounon Chabi, appelle les populations à respecter strictement cette décision et invite à signaler toute commercialisation de ces produits sur le territoire béninois.
Au Togo, plusieurs de ces produits restent toujours disponibles sur les marchés. Les autorités sanitaires sont ainsi appelées à renforcer les contrôles afin de mieux protéger la population contre les dangers liés à la dépigmentation volontaire.











