Poursuivie pour des propos critiques à l’encontre du président béninois Patrice Talon, la tiktokeuse Florence Kingbo a comparu le mardi 3 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Devant le juge de la Criet, la tiktokeuse Florence Kingbo a reconnu ses critiques Lors de l’ouverture de son procès, le mardi 3 février 2026, Florence Kingbo s’est présentée devant le juge avec une attitude jugée provocante, mâchant du chewing-gum et répondant aux questions.
Interrogée sur les faits qui lui sont reprochés, elle a affirmé : « Oui, je reconnais les faits. Depuis l’arrivée de Patrice Talon, ceux qui insultent Boni Yayi ne sont pas poursuivis, mais ceux qui s’en prennent à Talon le sont » a t-elle affirmé d’après ce que rapporte bip radio. Son avocat, Me Aboubacar Baparapé, avait plaidé l’irresponsabilité pénale de sa cliente pour troubles mentaux, mais Florence Kingbo a rejeté catégoriquement cette argumentation : « Je ne suis pas folle, les personnes folles se baladent nues et ce n’est pas mon cas ».
Elle a ainsi confirmé sa lucidité, tout en adoptant une posture confiante devant la cour. La prévenue a également expliqué son comportement durant l’audience. Lorsqu’on l’a interrogée sur le chewing-gum, elle a répliqué : « Depuis quand il est interdit de manger ? ».
Plus tard, à la question sur la langue qu’elle utilisait, elle aurait de nouveau répondu de manière provocante, ce qui a suscité la colère de la cour. La défense a sollicité une mise en liberté provisoire, arguant qu’il serait plus sûr pour la prévenue de sortir temporairement de prison.
Le ministère public, en revanche, a demandé que cette requête soit refusée. Florence Kingbo a ironisé sur le déroulement de la procédure et son incarcération, déclarant :
« Le dossier peut être renvoyé en 2030, et je suis trop à l’aise en prison, je mange sept fois par jour ». Florence Kingbo, faut-il le rappeler, avait été interpellée au lendemain de la tentative de coup d’État manqué du 7 décembre 2025.
En cause, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle accuse le Chef de l’État d’être un « tyran » et s’en prenait également à la Première Dame Claudine Talon et à leur fils. La cour a renvoyé l’affaire au mardi 24 mars 2026 pour que le ministère public formule ses réquisitions et que la décision sur la liberté provisoire soit prise.











