Le Conseil des établissements privés d’enseignement supérieur du Togo a annoncé lundi une série de réformes destinées à mieux organiser et assainir le secteur.
Face aux défis persistants, l’organe faîtier entend renforcer la crédibilité et la qualité des institutions privées d’enseignement supérieur.
Des mesures pour structurer et contrôler
Parmi les principales initiatives annoncées figurent :
- La mise en place de dispositifs d’auto-évaluation et de contrôle interne
- L’élaboration d’un référentiel aligné sur les normes nationales et internationales
- La création d’un label qualité pour valoriser les établissements conformes
- L’instauration d’un secrétariat permanent chargé d’appuyer la gouvernance des membres
Ces mesures visent à harmoniser les standards académiques et à instaurer une culture d’assurance qualité plus rigoureuse.
Un secteur confronté à plusieurs défis
L’enseignement supérieur privé au Togo fait face à :
- Un déficit de contrôle et d’harmonisation
- Une concurrence jugée déloyale entre établissements
- Des contraintes financières importantes
- Des exigences accrues en matière de qualité académique
Dans ce contexte, le Conseil plaide pour un renforcement de la collaboration avec les autorités éducatives, notamment pour assurer une vérification rigoureuse des dossiers académiques des étudiants et un accompagnement institutionnel continu.
Un objectif : se rapprocher du niveau des universités publiques
L’ambition affichée est claire : porter les établissements privés à un niveau d’exigence académique comparable à celui des universités publiques, afin de garantir aux étudiants une formation crédible et compétitive.
Cette réforme pourrait marquer un tournant dans la structuration du paysage universitaire togolais.










