Le dossier Marvin Senaya continue de faire des vagues, alimentant une vive controverse entre le Togo et le Ghana. Alors que le défenseur d’Auxerre était pressenti chez les Éperviers, la tendance semble désormais pencher en faveur des Black Stars. Une situation qui s’est intensifiée après la prise de parole remarquée de son père.
Invité sur une radio locale, a livré une analyse sans détour. Il a d’abord tenu à rappeler la complexité du choix de son fils, qui dispose de trois nationalités : française par naissance, togolaise par ses parents et ghanéenne par ses grands-parents. Un contexte qui rend toute décision particulièrement délicate.
Selon lui, le Togo avait déjà manifesté son intérêt par le passé. Mais à ce moment-là, la priorité était donnée à la progression en club. Entre blessures et périodes de prêt, la famille avait opté pour une approche prudente afin de stabiliser la carrière du joueur.
Dans le même temps, le Ghana aurait su se montrer plus convaincant. Le projet sportif proposé est perçu comme mieux structuré, avec une organisation jugée plus claire et plus attractive.
Cependant, c’est surtout la gestion récente du dossier qui alimente les critiques. Yao Senaya pointe du doigt un manque de communication de la part de la Fédération togolaise de football. Il affirme n’avoir reçu aucun contact officiel récent, malgré l’annonce de la convocation de son fils.
Surpris de voir le nom du joueur circuler dans les médias sans concertation préalable, il dénonce une méthode qu’il juge inacceptable. Le ton est ferme : il évoque un déficit de professionnalisme et estime qu’une telle démarche fragilise la position du Togo dans ce dossier.
Face à ces éléments, l’option ghanéenne semble prendre de l’avance, offrant selon l’entourage du joueur davantage de garanties pour son avenir international.
Malgré ces critiques, Yao Senaya n’a pas manqué de rappeler son attachement au Togo, se disant fier d’avoir porté les couleurs nationales. Il insiste toutefois sur un principe essentiel : le choix final de son fils doit être guidé par sa carrière et ses perspectives, plutôt que par des considérations émotionnelles.
Sauf retournement de situation, le dossier semble désormais s’orienter en faveur du Ghana.











