Les Togolais peuvent à nouveau solliciter des visas pour les États-Unis. Après plusieurs années de blocage, le pays a été officiellement retiré de la “liste rouge” instaurée sous l’administration Trump, qui interdisait toute entrée sur le territoire américain.
Mais cette ouverture reste très encadrée. Le Togo figure désormais sur une “liste orange”, une catégorie intermédiaire qui soumet les voyageurs à des conditions financières strictes.
Selon la nouvelle réglementation, tout demandeur togolais devra déposer une caution de 15 000 dollars américains, soit plus de 8 millions de francs CFA, avant de pouvoir obtenir un visa. Cette somme est censée garantir le retour de l’intéressé à la fin de son séjour sur le sol américain.
Cette mesure restreint de fait l’accès aux États-Unis aux citoyens disposant de ressources importantes. Étudiants, chercheurs, artistes ou entrepreneurs issus des classes moyennes risquent d’être exclus de facto de cette opportunité.
Plusieurs observateurs y voient une politique discriminatoire déguisée, qui pénalise la mobilité intellectuelle et économique des jeunes Africains.
Depuis janvier 2026, la politique migratoire américaine s’est encore durcie sur le continent.
Vingt pays africains sont désormais soumis à des restrictions partielles, tandis que douze autres restent interdits d’entrée.
Cinq nouveaux États — le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie — ont rejoint la liste orange au début de l’année.
Pour de nombreux citoyens togolais, cette décision suscite à la fois espoir et frustration : l’accès au visa est rouvert, mais reste hors de portée financière pour la majorité.










