Le Togo réalise des progrès dans la lutte contre le VIH/Sida et se rapproche des objectifs internationaux de prise en charge des personnes vivant avec le virus. Selon les données présentées par l’ONUSIDA, 94 % des personnes concernées connaissent leur statut sérologique, 93 % sont sous traitement antirétroviral et 85 % des patients traités ont atteint une suppression virale.
Ces chiffres ont été communiqués par Christian Mouala, directeur multi-pays de l’ONUSIDA pour le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, lors d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale, Selom Klassou, le mercredi 21 octobre 2026.
Des progrès, mais des efforts encore nécessaires
Les résultats rapprochent le Togo des objectifs internationaux dits « 95-95-95 ». Cette stratégie vise à ce que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 95 % de celles qui le connaissent bénéficient d’un traitement et que 95 % des patients sous traitement atteignent une charge virale indétectable.
Avec des taux respectifs de 94 %, 93 % et 85 %, le pays doit encore renforcer sa riposte pour atteindre ces différentes cibles.
« Le pays est presque arrivé au bout du tunnel », a déclaré Christian Mouala, estimant que l’objectif d’éliminer le VIH comme menace de santé publique d’ici à 2030 reste crédible.
La prévention et les jeunes au cœur des priorités
Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis persistent. L’ONUSIDA insiste notamment sur la nécessité de renforcer la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et d’intensifier les actions en direction des jeunes âgés de 15 à 24 ans.
Le responsable de l’organisation a également évoqué l’importance de l’implication des parlementaires dans cette lutte. Leur contribution est attendue notamment dans la sensibilisation, le plaidoyer en faveur des programmes de prévention et de prise en charge, ainsi que dans l’accompagnement des décisions stratégiques et budgétaires.
La rencontre avec Selom Klassou ouvre ainsi la voie à une collaboration entre l’ONUSIDA et l’Assemblée nationale. Les échanges portent notamment sur le renforcement des capacités des députés et leur participation aux efforts nationaux visant à mettre fin à l’épidémie de VIH comme menace de santé publique à l’horizon 2030.



