Un séisme politique et sanitaire secoue Washington. L’administration Trump a confirmé qu’une enquête fédérale est en cours sur des décès susceptibles d’être liés aux vaccins contre le Covid-19, une annonce qui intervient alors que Robert F. Kennedy Jr., figure controversée du mouvement antivaccin, vient tout juste de prendre la tête du ministère de la Santé.
C’est Andrew Nixon, porte-parole du département dirigé par Kennedy, qui a officialisé la nouvelle. Selon lui, la FDA mène une revue approfondie, tous âges confondus, afin d’évaluer des signalements de décès potentiellement associés aux injections anti-Covid. Plusieurs médias américains, dont Bloomberg et le Washington Post, avaient déjà révélé l’existence de cette enquête interne.
Cette vérification devait au départ se concentrer sur les signalements concernant des enfants. Mais l’affaire a pris une dimension explosive à la suite d’une fuite au sein même de la FDA : un mémo interne évoquait une dizaine de décès d’enfants prétendument liés aux vaccins, sans fournir la moindre preuve tangible. Une affirmation qui a immédiatement suscité des critiques dans la communauté scientifique.
Partout dans le monde, les autorités sanitaires rappellent que les vaccins contre le Covid-19 ont été évalués de manière rigoureuse et que leur rapport bénéfice-risque demeure largement favorable pour la majorité de la population. Les effets indésirables graves, bien que possibles, restent rares et surveillés en continu.
La FDA, de son côté, n’a donné aucun détail sur la méthodologie utilisée, les données examinées ou la date prévue pour la publication des conclusions. Ce manque de transparence inquiète certains spécialistes, qui redoutent un glissement politique de l’agence depuis l’arrivée de Kennedy, connu pour ses prises de position infondées sur la vaccination.
En 2023, Kennedy s’était déjà attiré les foudres du milieu médical en décrivant les vaccins comme dangereux et en avançant des théories non étayées, notamment sur un prétendu ciblage ethnique du virus. Des déclarations qui reviennent aujourd’hui au premier plan alors que sa nomination bouleverse l’équilibre scientifique au sein du gouvernement.










