Les appels à la démission n’y changent rien pour l’instant. Brigitte Adjamagbo-Johnson, députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et secrétaire générale de la CDPA, entend conserver son siège à l’Assemblée nationale malgré les critiques liées à sa position sur la nouvelle Constitution togolaise.
La parlementaire reconnaît que sa présence au sein de l’hémicycle suscite des interrogations. Elle explique que certains citoyens lui demandent de quitter l’Assemblée, notamment en référence à l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO qu’elle invoque dans son combat politique contre la nouvelle Constitution.
Pourquoi refuse-t-elle de partir ?
Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, une démission ne doit pas être décidée uniquement pour sa portée symbolique.
La députée estime qu’il faut également prendre en compte l’efficacité d’une telle décision, son utilité et ses conséquences sur le combat politique qu’elle mène.
Elle considère ainsi qu’un départ de l’Assemblée pourrait constituer un geste politique fort sans nécessairement produire l’effet recherché.
Elle revendique un choix stratégique
La parlementaire présente son maintien à l’Assemblée comme une décision stratégique, plutôt que comme une volonté de conserver simplement son statut institutionnel.
Selon elle, son mandat lui permet notamment d’intervenir auprès des institutions, de disposer de canaux de dialogue avec des partenaires internationaux et de saisir différents acteurs, au Togo comme à l’étranger.
Elle met également en avant les mécanismes de contrôle parlementaire, parmi lesquels les questions orales, les questions d’actualité et les questions écrites adressées au gouvernement.
Une opposition qui continue de s’exprimer depuis l’hémicycle
Brigitte Adjamagbo-Johnson avait déjà défendu, depuis 2024, l’idée de poursuivre le combat politique contre la nouvelle Constitution, y compris depuis l’Assemblée nationale.
En janvier 2026, elle figurait également parmi les responsables de l’opposition parlementaire favorables à une démarche de dialogue avec la majorité, selon une présentation publiée par République Togolaise.
À ce stade, sa position est donc claire : elle ne prévoit pas de quitter l’Assemblée nationale et entend utiliser son mandat comme l’un des moyens de poursuivre son action politique.

