Alors que la population togolaise atteint 8,685 millions d’habitants en 2026, un indicateur attire l’attention : la fécondité est en baisse. Mais que signifie concrètement cette évolution ?
La fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’une femme mettrait au monde au cours de sa vie, si les tendances observées à un moment donné restaient constantes.
Moins d’enfants par femme
Au Togo, ce taux dépassait 6 enfants par femme dans les années 1960.
Il est passé à 4,19 en 2023 et devrait avoisiner 4 enfants par femme en 2026.
Cela signifie que, en moyenne, les familles sont aujourd’hui moins nombreuses qu’il y a plusieurs décennies.
Pourquoi cette baisse ?
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
- la scolarisation plus longue des filles ;
- un meilleur accès à la planification familiale ;
- l’urbanisation ;
- le coût croissant de l’éducation et de la santé ;
- l’évolution des modes de vie.
Population en hausse malgré tout
Une fécondité en baisse ne signifie pas que la population diminue.
Tant que les naissances restent plus nombreuses que les décès et que l’espérance de vie progresse, la population continue d’augmenter. C’est ce que les démographes appellent une transition démographique : le passage progressif d’un régime de forte natalité à un régime plus modéré.
Au Togo, cette transition est engagée, mais le pays reste caractérisé par une population majoritairement jeune.











