Réunis à Kara du 12 au 16 octobre 2026, à l’occasion de leur 143ᵉ session ordinaire, les évêques du Togo ont évoqué la situation sociopolitique du pays et les souffrances des populations. La Conférence des évêques du Togo (CET) invite les paroisses et les groupes catholiques à organiser une neuvaine de prière pour le pays, du 23 au 31 octobre.
Les évêques attentifs à la situation du pays
Le contexte sociopolitique togolais a occupé une place dans les réflexions de la Conférence des évêques du Togo lors de sa 143ᵉ session ordinaire, tenue du 12 au 16 octobre au Centre pastoral diocésain Mgr Bakpessi, à Kara.
Dans leur déclaration, les évêques rappellent la responsabilité de l’Église à l’égard de la société. Ils se réfèrent notamment à la constitution pastorale Gaudium et Spes, qui souligne que les joies, les espoirs, les tristesses et les angoisses des populations, en particulier des personnes pauvres et de celles qui souffrent, concernent également les disciples du Christ.
À travers cette référence, les responsables de l’Église catholique disent se sentir interpellés par la situation vécue par les Togolais, notamment les plus vulnérables.
Un appel à prier pour la paix et la sécurité
Sans formuler de revendications particulières à l’endroit des autorités ou des acteurs politiques dans le passage consacré à la situation sociopolitique, les évêques mettent l’accent sur la prière.
Dans le cadre du mois du Rosaire, ils invitent les paroisses et les différents groupes catholiques du pays à organiser une neuvaine de prière pour le Togo.
Cette démarche spirituelle se déroulera du vendredi 23 au samedi 31 octobre 2026. Elle portera sur les quatre catégories de mystères du Rosaire : joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. Chaque paroisse et chaque groupe définira les modalités pratiques selon sa propre organisation.
Une démarche inscrite dans les travaux de la CET
Durant leur session à Kara, les évêques indiquent avoir également prié pour le bon déroulement de leurs travaux, ainsi que pour la paix et la sécurité au Togo.
Leur déclaration ne détaille pas les difficultés sociopolitiques auxquelles ils font référence. Elle rappelle toutefois que les souffrances vécues par les populations ne sont pas étrangères à la mission de l’Église.
La session a par ailleurs été l’occasion pour les évêques de prier pour la santé du pape Léon XIV, auquel ils ont souhaité un prompt rétablissement.



