Le processus de décentralisation franchit une nouvelle étape au Togo. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté deux décrets qui redéfinissent les critères de répartition des dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) pour l’exercice 2026.
Pour la première fois, l’allocation de ces ressources financières repose sur des critères clairement établis, structurés et conditionnés. L’objectif affiché est de renforcer la gouvernance locale tout en assurant une meilleure équité entre les territoires.
À travers cette réforme, l’État entend donner aux régions et aux communes les moyens financiers nécessaires pour exercer efficacement les compétences qui leur sont transférées dans le cadre de la décentralisation.
Des critères basés sur les réalités locales
Selon l’exécutif, les nouveaux mécanismes de répartition prennent en compte les réalités socio-économiques propres à chaque collectivité, ainsi que leurs besoins spécifiques. Cette approche vise à corriger les déséquilibres territoriaux et à garantir une distribution plus juste et plus transparente des ressources publiques.
Les dotations issues du FACT permettront notamment de financer des projets structurants, d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base (eau, santé, éducation, infrastructures locales) et de renforcer les capacités des collectivités en matière de planification et de gestion du développement.
Ce que cela change pour les citoyens
Concrètement, cette réforme doit permettre aux communes et aux régions de disposer de ressources mieux adaptées à leurs défis réels. À terme, les populations devraient bénéficier de projets locaux plus efficaces, mieux ciblés et mieux exécutés.
En réaffirmant son engagement en faveur d’un développement équilibré et inclusif, le gouvernement place ainsi les collectivités territoriales au cœur de la transformation économique et sociale du pays.











