Les prêtres et herboristes traditionnels du Togo ont officiellement créé leur organisation syndicale. Réunis samedi à Kpalimé lors d’un congrès constitutif, ils ont lancé le Syndicat national des prêtres et herboristes traditionnels du Togo (SYNAPHET).
L’information a été relayée par Eco & Finances, qui souligne l’importance symbolique et organisationnelle de cette initiative.
Avec cette nouvelle structure, les tradipraticiens entendent mieux défendre leurs intérêts, structurer leur activité et renforcer leur représentation auprès des autorités publiques.
Si la création d’un syndicat dans ce secteur peut surprendre certains observateurs, elle traduit surtout une réalité bien ancrée dans la société togolaise : la médecine traditionnelle reste largement utilisée par une partie importante de la population.
Herboristes, guérisseurs et prêtres traditionnels jouent encore un rôle majeur dans le système de soins informel, notamment dans plusieurs localités où l’accès aux structures sanitaires modernes reste parfois limité.
Le SYNAPHET pourrait également permettre d’encadrer davantage les pratiques du secteur, dans un contexte où les questions liées à la reconnaissance, à la réglementation et à la collaboration avec la médecine conventionnelle reviennent régulièrement dans les débats.
Au-delà de l’aspect insolite que peut évoquer la syndicalisation des tradipraticiens, cette démarche illustre surtout une volonté croissante d’organisation professionnelle dans des secteurs longtemps restés informels.










