Face à la recrudescence des accidents graves sur les principaux corridors routiers, le gouvernement togolais a lancé une opération spéciale de sécurisation depuis le 9 février. L’annonce a été faite par le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba.
L’objectif affiché est clair : réduire significativement les accidents et restaurer une discipline durable sur les routes nationales.
Axes stratégiques sous haute surveillance
L’opération cible en priorité les routes les plus fréquentées et les plus accidentogènes :
le Grand Contournement de Lomé ;
la Route nationale 1 (Lomé–Cinkassé) ;
la Route nationale 2 (Lomé–Aného) ;
la Route nationale 5 (Lomé–Kpalimé–Atakpamé).
Ces axes concentrent une grande partie du trafic interurbain et transfrontalier, ainsi que le transport des marchandises.
Des contrôles renforcés et systématiques
Les forces de sécurité ont reçu des instructions fermes :
intensification des contrôles de vitesse ;
- répression systématique des dépassements dangereux ;
- sanction immédiate des stationnements anarchiques ;
- contrôle strict des chargements et de la conformité des véhicules de transport en commun ;
- vérification systématique du port du casque et de la ceinture de sécurité.
Les patrouilles ont été renforcées, de jour comme de nuit, afin d’assurer une présence dissuasive sur les axes sensibles.
« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », rappelle le ministère.
Un enjeu de santé publique
Au-delà de la répression, cette opération s’inscrit dans un contexte où la sécurité routière devient un véritable enjeu de santé publique. L’augmentation du parc automobile, la croissance des flux commerciaux et la multiplication des deux-roues motorisés ont profondément transformé le paysage routier togolais.
Le ministre insiste sur la dimension collective de l’effort : « La sécurité routière est une responsabilité partagée ». Un appel adressé aux conducteurs, transporteurs et usagers pour un respect strict du code de la route.











