La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU ne fera pas l’unanimité en Afrique. Réunie autour d’un projet de soutien, l’Union africaine a finalement rejeté l’initiative, faute de consensus entre ses États membres.
D’après des informations relayées par RFI, une vingtaine de pays, dont le Sénégal lui-même, se sont opposés à cette proposition portée par le Burundi, actuel président en exercice de l’organisation. Ce refus collectif a empêché l’adoption du texte, qui nécessitait l’absence d’opposition significative pour être validé.
Après plusieurs semaines de silence, les autorités sénégalaises ont officiellement clarifié leur position. Dans un courrier adressé à l’Union africaine, Dakar a indiqué n’avoir jamais soutenu ni été associé à cette candidature, se dissociant ainsi clairement de l’initiative.
Au-delà du Sénégal, d’autres poids lourds du continent, comme l’Afrique du Sud, le Nigeria ou encore la Tunisie, ont également exprimé leur désaccord. Certains invoquent notamment le principe de rotation géographique, estimant que le prochain secrétaire général de l’ONU devrait provenir d’Amérique latine ou des Caraïbes.
Ce rejet intervient dans un contexte politique tendu entre Macky Sall et les actuelles autorités sénégalaises. Les relations restent marquées par des divergences profondes, notamment autour de la gestion économique et des épisodes de violences politiques ayant marqué les dernières années de son mandat.
Faute de soutien continental, la candidature de l’ancien chef d’État se retrouve fragilisée sur la scène internationale, alors même que la succession d’Antonio Guterres à la tête des Nations unies approche.










