Depuis le 28 septembre 2026, l’accès aux môles 1 et 2 du Port autonome de Lomé fait l’objet de nouvelles mesures de contrôle. Désormais, les personnes, les véhicules et les engins roulants sont vérifiés aussi bien à l’entrée qu’à la sortie des quais conventionnels.
La mesure vise principalement à renforcer la sécurité et à mieux lutter contre les vols de marchandises sur ces espaces portuaires.
Des fouilles systématiques pour les véhicules
Selon une note d’information datée du 22 septembre 2026, les véhicules et autres engins roulants circulant sur les deux môles doivent désormais se soumettre à des fouilles systématiques.
Les personnes sont, quant à elles, soumises à des contrôles physiques. Ces vérifications sont réalisées dans les deux sens : à l’entrée comme à la sortie.
Le Port autonome de Lomé précise qu’un usager qui refuse de se soumettre au contrôle peut se voir refuser l’accès aux quais.
Une mesure destinée à lutter contre les vols
La Direction générale du Port autonome de Lomé explique cette nouvelle organisation par la nécessité de renforcer la sécurisation des quais conventionnels et d’intensifier la lutte contre le vol de marchandises.
La note d’information ne précise toutefois ni le nombre de vols enregistrés ni l’ampleur des éventuelles pertes liées à ces incidents.
Un renforcement qui intervient dans un contexte de trafic en hausse
Ces nouvelles mesures interviennent alors que le trafic conteneurisé du Port de Lomé poursuit sa progression.
D’après le classement 2026 de Lloyd’s List, le port a traité 2,4 millions d’EVP en 2025, contre 2,06 millions en 2024, soit une progression de 16 %.
Avec ce volume, le Port de Lomé occupe le 91e rang mondial et conserve sa position de premier port à conteneurs d’Afrique subsaharienne.
Ce que cela change concrètement
Pour les personnes et les opérateurs qui fréquentent les môles 1 et 2, les déplacements sont désormais soumis à davantage de vérifications.
Concrètement, les véhicules et engins doivent être fouillés, tandis que les personnes doivent accepter un contrôle physique. Et en cas de refus, l’accès aux quais peut être interdit.
L’enjeu pour le Port de Lomé sera donc de renforcer la sécurisation des marchandises tout en maintenant la fluidité des opérations malgré ces contrôles supplémentaires.

