Les États-Unis ont étendu leurs restrictions de visas à cinq nouveaux pays africains : le Botswana, la Centrafrique, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie.
Cette décision, annoncée fin décembre par le département d’État américain, porte désormais à 20 le nombre de pays africains concernés, dont 12 placés sur liste rouge, où les ressortissants n’ont pratiquement plus accès au territoire américain, sauf dérogation spéciale.
Deux catégories de restrictions : rouge et orange
Washington distingue désormais deux niveaux de limitation :
🔴 La liste rouge, qui interdit toute délivrance de visa, sauf cas exceptionnels jugés d’intérêt pour les États-Unis ;
🟠 La liste orange, qui restreint fortement l’accès tout en imposant des conditions draconiennes.
Les cinq nouveaux pays ajoutés rejoignent cette liste orange, évoquée par le département d’État pour des raisons de « sécurité d’État » et de « contrôle migratoire renforcé ».
Des cautions jusqu’à 15 000 dollars exigées
Les citoyens de ces pays devront désormais s’acquitter d’une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars pour prétendre à un visa américain.
Ils devront également :
passer un entretien en personne avec un fonctionnaire américain,
fournir leurs historiques de réseaux sociaux,
et détailler leurs voyages passés.
Selon le département d’État, ces mesures visent à repérer « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis » ou « toute menace à la sécurité intérieure ».
Une politique sous tension
Cette extension s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire stricte du président Donald Trump, revenu au pouvoir depuis 2025.
Si la Maison Blanche défend une démarche « sécuritaire et dissuasive », plusieurs observateurs dénoncent une stigmatisation injustifiée du continent africain, où un quart des pays sont désormais concernés par ces restrictions.










