Les bars et buvettes se multiplient dans les villes togolaises, accompagnant une activité économique qui ne cesse de s’animer. Mais derrière cette dynamique, les nuisances sonores suscitent de plus en plus de plaintes chez les riverains. À Golfe-5, la commune mise sur la sensibilisation et le contrôle pour tenter de préserver la tranquillité des habitants.
Une activité qui ne fait pas que des heureux
Dans les grandes comme dans les petites villes, les bars et buvettes font désormais partie du paysage urbain. Musique, animations et soirées contribuent à faire vivre ces établissements, mais peuvent aussi devenir une source de désagréments pour les habitants des quartiers environnants.
Lorsque la musique se prolonge tard dans la nuit ou que le volume sonore devient trop élevé, le voisinage est directement affecté. Les plaintes se multiplient ainsi autour de la question du bruit excessif.
Un équilibre difficile pour les communes
Pour les collectivités locales, la situation pose un véritable dilemme. D’un côté, elles doivent veiller à la tranquillité et au bien-être des populations. De l’autre, les bars et buvettes constituent des activités économiques qui participent aux recettes communales.
L’objectif est donc de trouver un équilibre entre activité commerciale et respect du cadre de vie des riverains.
Golfe-5 mise sur la sensibilisation
Dans la commune du Golfe-5, la réponse passe notamment par la sensibilisation des responsables d’établissements et des usagers.
Des affiches installées devant certaines buvettes rappellent les seuils sonores à respecter, conformément au cadre environnemental. En zone résidentielle ou scolaire, la limite indiquée est de 55 décibels durant la journée et 45 décibels pendant la nuit.
Des contrôles au sonomètre
La sensibilisation peut également être accompagnée de contrôles. Les services techniques peuvent utiliser un sonomètre afin de mesurer précisément le niveau sonore émis par les établissements.
Lorsque les seuils autorisés sont dépassés, des mesures peuvent être prises. En cas de récidive, des amendes sont notamment prévues.
Préserver l’ambiance sans sacrifier la tranquillité
L’enjeu pour les communes consiste désormais à faire respecter les règles sans remettre en cause l’existence de ces activités. Pour les établissements comme pour leurs clients, faire la fête doit aussi tenir compte du voisinage.
Le respect des niveaux sonores apparaît ainsi comme un moyen de permettre aux bars et buvettes de poursuivre leurs activités tout en préservant la tranquillité des quartiers, particulièrement durant la nuit.


