Au Togo, le secteur de la microfinance continue de se développer et joue un rôle clé dans l’inclusion financière. Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, il comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires à fin décembre 2025.
Les actifs du secteur dépassent désormais 578 milliards de francs CFA, tandis que les dépôts collectés par les institutions de microfinance atteignent 447,5 milliards FCFA. L’encours des crédits accordés aux clients s’élève à 352,1 milliards FCFA.
Ces chiffres ont été présentés le 10 mars 2026 à Lomé, lors de la 4ᵉ séance plénière de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale, consacrée notamment à l’adoption d’une nouvelle loi sur la réglementation de la microfinance.
Un secteur en forte expansion
La progression du secteur se confirme au fil des années. À la fin de 2024, la microfinance comptait déjà plus de 4,45 millions de bénéficiaires, avec des dépôts dépassant 401 milliards FCFA et des crédits proches de 359 milliards FCFA.
Présentes sur l’ensemble du territoire, les institutions de microfinance facilitent l’accès aux services financiers pour les ménages, les artisans et les micro-entrepreneurs, particulièrement dans les zones rurales où les services bancaires restent limités.
Aujourd’hui, plus de 140 structures opèrent dans le secteur au Togo, dont 63 institutions membres de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD).
Parmi les acteurs dominants figure la FUCEC-Togo, qui représentait près de 46 % des actifs du secteur en 2024, devant d’autres institutions comme COOPEC AD, COMEC, WAGES ou encore CECA.
Une nouvelle loi pour encadrer le secteur
La nouvelle loi adoptée par les députés vise à renforcer la gouvernance, la supervision et la protection des clients. Elle transpose dans le droit togolais la loi uniforme de l’UEMOA adoptée en décembre 2023.
Selon le ministre des Finances Essowè Georges Barcola, cette réforme introduit également des obligations renforcées en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les institutions devront désormais mettre en place des dispositifs de contrôle interne, adhérer aux centrales d’information sur le crédit et collaborer avec les autorités compétentes afin de prévenir les flux financiers illicites.
Pour les autorités, cette réforme permettra de consolider la stabilité du secteur, tout en renforçant son rôle dans le financement de l’économie locale et l’inclusion financière des populations.











