Au Togo, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est strictement encadrée. Selon les professionnels de santé, l’avortement est autorisé dans trois situations précises, notamment lorsque la grossesse présente un danger pour la mère ou lorsqu’elle résulte d’un viol ou d’un inceste.
1. Lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère
La première situation concerne les grossesses qui mettent en danger la vie de la femme enceinte.
Dans ce cas, l’interruption de la grossesse peut être pratiquée afin de préserver la vie de la mère. Cette situation relève d’une indication médicale et doit être prise en charge dans un cadre sanitaire approprié.
2. Lorsque le fœtus présente une malformation incompatible avec la vie
L’IVG est également autorisée lorsque le fœtus présente une malformation incompatible avec la vie.
Cette situation constitue la deuxième circonstance prévue dans le cadre rappelé par les professionnels de santé. Là encore, l’intervention doit être réalisée dans un cadre médical, sur prescription médicale.
3. Lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste
La troisième situation concerne les grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste.
Dans ce cas, l’interruption de grossesse est également autorisée dans les conditions prévues par le cadre légal. Le recours à un professionnel de santé est nécessaire pour assurer la prise en charge médicale de la femme concernée.
Une intervention qui doit rester médicale
Dans les trois situations, l’intervention doit être réalisée sur prescription médicale et dans un cadre sanitaire.
Le Dr Bingo Kignomon M’Bortche, président de la Société des gynécologues, rappelle qu’en dehors de ces situations, les avortements sont considérés comme clandestins et peuvent exposer à des sanctions.
Cette réglementation vise notamment à encadrer la pratique et à limiter les risques liés aux avortements non médicalisés, qui peuvent entraîner de graves complications pour la santé des femmes.

