En 2026, l’État togolais prévoit de mobiliser 14,2 milliards FCFA pour la subvention des produits pétroliers, selon les projections inscrites dans la loi de finances. Cette enveloppe vise à contenir l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le coût de la vie, dans un contexte de pressions inflationnistes persistantes.
Ce montant marque toutefois une baisse significative par rapport à 2025, année durant laquelle près de 25 milliards FCFA avaient été consacrés à cet effort budgétaire. Si les autorités n’ont pas officiellement expliqué cette réduction, elle s’inscrit dans un cadre plus large de réformes structurelles, encouragées par les partenaires techniques et financiers du pays, au premier rang desquels figure le Fonds monétaire international (FMI).
Ces partenaires plaident pour un recentrage progressif des subventions généralisées, jugées coûteuses et peu ciblées, vers des mécanismes plus efficaces, notamment des transferts monétaires directs destinés aux populations les plus vulnérables.
Depuis la dernière révision des prix à la pompe en décembre 2024, les tarifs des carburants sont restés inchangés. Le gasoil est vendu à 695 FCFA le litre, le super sans plomb à 680 FCFA, le mélange deux-temps à 769 FCFA, tandis que le pétrole lampant est fixé à 650 FCFA le litre.
Parallèlement, le gouvernement togolais prévoit une enveloppe de 8,7 milliards FCFA pour soutenir le prix du gaz domestique, un produit stratégique tant pour les usages ménagers que pour la lutte contre la déforestation. Là encore, la dotation est en recul par rapport à 2025, où 9,6 milliards FCFA avaient été mobilisés.
Cette évolution traduit la volonté des autorités de maîtriser les dépenses publiques, tout en cherchant un équilibre délicat entre discipline budgétaire et protection du pouvoir d’achat des ménages.











