La France a annoncé être prête à soutenir les pays du Golfe et la Jordanie face à l’escalade militaire impliquant l’Iran, alors que les attaques de missiles et de drones se multiplient dans la région.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré lundi que Paris se tenait en « pleine solidarité » avec les États visés par la récente vague de frappes attribuées aux Gardiens de la révolution iraniens.
Plusieurs pays explicitement soutenus
Le chef de la diplomatie française a cité nommément :
- Arabie saoudite
- Émirats arabes unis
- Qatar
- Irak
- Bahreïn
- Koweït
- Oman
- Jordanie
« La France exprime son plein soutien et sa totale solidarité », a-t-il affirmé, ajoutant que Paris est prête, conformément aux accords de défense existants et au principe de légitime défense collective prévu par le droit international, à participer à la protection de ses partenaires si nécessaire.
Contexte d’escalade régionale
Selon Téhéran, plusieurs attaques de missiles et de drones ont été lancées contre des installations américaines dans le Golfe, en représailles à des frappes coordonnées américano-israéliennes qui auraient tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei, le week-end dernier.
De nouvelles explosions ont été signalées lundi dans plusieurs grandes villes du Golfe, notamment à :
- Dubaï
- Doha
- Manama
L’armée iranienne a également indiqué avoir tiré 15 missiles de croisière visant une base américaine au Koweït ainsi que des navires en mer dans l’océan Indien, suggérant un élargissement du théâtre des opérations.
Une position commune avec Berlin et Londres
La France, aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni, a publié un communiqué conjoint réaffirmant sa détermination à défendre ses intérêts ainsi que ceux de ses alliés régionaux.
Les trois pays ont condamné les attaques iraniennes, estimant qu’elles mettent en danger les États partenaires, les militaires et les civils dans l’ensemble de la région.
Une inquiétude renforcée par la présence française
Jean-Noël Barrot a souligné qu’environ 400 000 ressortissants français résident ou séjournent actuellement dans les pays du Golfe, ce qui accroît la vigilance des autorités françaises face à l’évolution rapide de la situation sécuritaire.
La crise en cours fait craindre un embrasement régional aux conséquences militaires, diplomatiques et économiques majeures.











