Au Togo, la traditionnelle semaine culturelle des établissements scolaires est désormais appelée « semaine scientifique, technologique et culturelle ». Dans une note circulaire datée du 14 octobre 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, précise les nouvelles orientations de cet événement. Les activités devront désormais accorder une place plus importante aux sciences, aux technologies et à l’innovation, tout en préservant les volets artistique, culturel et sportif.
Une nouvelle orientation pour la semaine scolaire
La traditionnelle semaine culturelle des écoles et établissements scolaires change de nom et de contenu. Dans une note circulaire publiée le 14 octobre 2026 à Lomé, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, annonce sa réorganisation sous l’appellation de « semaine scientifique, technologique et culturelle ».
Cette réforme s’inscrit dans les orientations du gouvernement visant à améliorer la qualité de l’éducation, à développer les compétences des élèves et à promouvoir les sciences, les technologies, l’innovation et la culture. Elle est également liée à l’introduction des classes-métiers.
L’objectif est de faire de cette semaine un espace d’apprentissage pratique, d’expérimentation, de créativité et de valorisation des talents. Les activités devront compléter les enseignements en classe, favoriser le travail en équipe et permettre aux élèves de mobiliser leurs connaissances dans des situations concrètes.
Trois volets complémentaires
La nouvelle formule repose sur trois composantes : scientifique, technologique et culturelle, artistique et sportive.
1. Les activités scientifiques autorisées
Le volet scientifique vise à développer la culture scientifique et l’esprit de recherche des élèves. Les établissements pourront notamment organiser :
- Des expositions et des présentations scientifiques ;
- Des expériences et des démonstrations ;
- Des concours scientifiques ;
- Des exercices de résolution de problèmes et de défis scientifiques ;
- Des conférences et des échanges avec des personnes-ressources ;
- Des présentations de projets et de productions réalisées par les élèves.
2. Les activités technologiques et numériques
Le volet technologique doit familiariser les élèves avec les technologies, l’innovation et les applications pratiques des sciences. Les activités prévues comprennent :
- La présentation de réalisations et de prototypes ;
- Des démonstrations technologiques et numériques ;
- Des activités de programmation et de robotique ;
- Des ateliers pratiques et des défis technologiques ;
- Des projets de fabrication et de résolution de problèmes ;
- La découverte des métiers dans différents secteurs d’activité.
Cette composante entend rapprocher les apprentissages scolaires des applications concrètes des sciences et des technologies.
3. Les activités culturelles, artistiques et sportives
La dimension culturelle et récréative de l’ancienne semaine culturelle est maintenue. Ce volet pourra accueillir :
- Les arts et les expressions culturelles ;
- La musique, la danse et le théâtre ;
- La valorisation des cultures et des traditions nationales ;
- Les activités littéraires et artistiques ;
- Les expositions culturelles ;
- Les compétitions de génie en herbe ;
- Les activités sportives et récréatives, notamment les championnats et les compétitions interclasses.
La réforme conserve ainsi les activités artistiques et sportives tout en élargissant la place accordée aux sciences et aux technologies.
Les responsabilités des établissements
L’organisation de la semaine relève des chefs d’établissement, en collaboration avec les enseignants. Les activités devront privilégier la participation active des élèves, l’approche par projets et l’interdisciplinarité.
Les établissements sont également appelés à impliquer les parents et à veiller au respect des règles de sécurité, de discipline et de protection. Les activités devront être adaptées à l’âge des élèves, à leur niveau scolaire et aux ressources disponibles dans chaque établissement.
Les directeurs régionaux de l’éducation et les chefs d’inspection assureront l’accompagnement et le suivi. Les enseignants encadreront les projets, tandis que les élèves seront placés au cœur du dispositif et encouragés à proposer et à réaliser des activités, individuellement ou en équipe.
Des partenariats pour faire découvrir les métiers
Le ministre Mama Omorou encourage les établissements à associer, selon leurs possibilités, des universités, des centres de formation technique et professionnelle, des entreprises, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales, des associations et des membres de la diaspora disposant de compétences pertinentes.
Cette ouverture vise à aider les élèves à mieux comprendre les applications concrètes des sciences, à découvrir différents métiers et à connaître les possibilités de formation et d’insertion professionnelle.



