Fermé depuis 2006, l’Hôtel de la Paix demeure l’un des bâtiments les plus emblématiques du front de mer de Lomé. Visible depuis plusieurs kilomètres, cet édifice moderniste construit dans les années 1970 continue de marquer le paysage urbain de la capitale togolaise.
Dans un récent article, le site spécialisé Arch Daily s’intéresse au patrimoine architectural moderne de Lomé et revient notamment sur les réflexions autour de la possible réhabilitation de cet ancien hôtel mythique.
L’Hôtel de la Paix avait été conçu par l’architecte français Daniel Chenut, en collaboration avec le Togolais Raphaël Ekoué Hangbonon. Inauguré en 1975, il faisait partie d’un vaste programme de développement touristique lancé par l’État togolais, aux côtés de l’Hôtel Le Bénin, de l’Hôtel Sarakawa et de l’Hôtel du 2 Février.
Contrairement aux autres établissements encore en activité, l’Hôtel de la Paix a progressivement décliné à partir des années 1990 avant de fermer définitivement ses portes en 2006.
Aujourd’hui, le bâtiment symbolise les difficultés liées à la préservation du patrimoine architectural moderne en Afrique. Trop récent pour être considéré comme un monument historique classique, mais trop ancien pour attirer facilement les investisseurs, il se retrouve dans une situation intermédiaire qui complique sa restauration.
Cette problématique a notamment été abordée lors des Rencontres architecturales de Lomé (RAL), organisées fin 2024 au Palais de Lomé. L’événement a réuni étudiants, architectes et passionnés autour des enjeux liés à la valorisation du patrimoine bâti togolais.
Des projets de réhabilitation sont actuellement à l’étude avec un objectif majeur : préserver l’architecture originale de l’Hôtel de la Paix tout en lui trouvant une nouvelle vocation économique ou culturelle.
L’exemple du Palais de Lomé, restauré puis transformé en centre culturel, nourrit également l’espoir de voir un jour ce bâtiment emblématique retrouver une nouvelle vie.











