Au Togo, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) amorce un nouveau virage stratégique. Réunis du 22 au 27 janvier 2026 à Kara, les responsables du mécanisme ont engagé une réflexion de fond visant à adapter l’institution aux mutations économiques et sociales et à renforcer son impact sur les populations les plus vulnérables.
Un mécanisme à réajuster face aux nouvelles réalités
Cette rencontre a permis de dresser un bilan du dispositif actuel, tout en anticipant les défis à venir. L’objectif affiché est clair : améliorer l’efficacité opérationnelle du FNFI, consolider les acquis et élargir la portée de la finance inclusive afin qu’elle contribue davantage à un développement économique équitable et durable.
À l’issue des travaux, de nouvelles priorités ont été définies pour l’exercice 2026, marquant une volonté de repositionnement stratégique de l’institution.
Plus de synergie et de responsabilisation
Parmi les recommandations phares figure le renforcement de la coordination entre les différents acteurs impliqués dans l’octroi et le suivi des crédits. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’intensifier la formation et la sensibilisation des bénéficiaires, notamment sur la culture du remboursement.
Il est aussi proposé de mettre en place des cadres de concertation réguliers, afin de fluidifier les échanges entre partenaires et de faciliter l’accès au financement, en particulier dans les régions.
Le FNFI veut mieux coller aux réalités du terrain
Pour le directeur général du FNFI, Tchitchabalo Songaï N’Dassim, ces assises étaient essentielles pour ajuster les interventions du Fonds aux évolutions économiques et sociales que traverse le pays.
Créé en 2014, le FNFI a pour mission de soutenir les services financiers décentralisés afin de répondre aux besoins des populations exclues du système bancaire classique.
Au 28 janvier 2026, le volume cumulé des crédits octroyés par le FNFI est estimé à 117,70 milliards FCFA, selon les données officielles de l’institution.











