Un appareil de la compagnie panafricaine ASKY Airlines a été endommagé lors d’une attaque survenue dans la nuit de mercredi à jeudi à l’aéroport international de Niamey, au Niger. Les circonstances exactes de l’incident restent encore floues, notamment en ce qui concerne l’ampleur des dégâts subis par l’avion.
Selon des sources sécuritaires, des détonations et des tirs nourris ont été entendus aux abords de la plateforme aéroportuaire peu avant minuit. L’événement a été qualifié d’« attaque terroriste » par plusieurs responsables de la sécurité, avant qu’un retour au calme ne soit observé dans la capitale nigérienne au petit matin.
S’exprimant à la télévision nationale après une visite sur la base aérienne, le chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani, a accusé la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire d’avoir soutenu l’attaque, citant nommément les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara. Aucune preuve n’a toutefois été rendue publique à l’appui de ces accusations, tandis que les pays concernés n’ont pas réagi dans l’immédiat.
Le dirigeant nigérien a également salué l’intervention des forces russes présentes sur le site, affirmant qu’elles ont contribué à la sécurisation de leur zone de responsabilité. D’après des informations sécuritaires, un stock d’uranium entreposé à l’aéroport n’a pas été affecté par l’attaque.
En revanche, plusieurs aéronefs stationnés au sol ont subi des dommages, dont un avion d’Air Côte d’Ivoire et deux appareils d’ASKY Airlines, sans qu’aucune perte humaine ne soit signalée. Cet épisode s’inscrit dans un climat régional tendu, marqué par la rupture progressive du Niger avec ses partenaires occidentaux et le renforcement de sa coopération avec la Russie, sur fond de menaces jihadistes persistantes dans le Sahel.
Dans un communiqué publié ce jeudi 29 janvier, ASKY précise que l’incident s’est produit « en dehors des heures d’exploitation » et assure qu’aucun passager ni membre d’équipage ne se trouvait à l’aéroport au moment des faits. « Au moment de l’incident, aucun passager ni membre d’équipage d’ASKY n’était présent à l’aéroport », souligne la compagnie.
ASKY indique, par ailleurs, que les deux aéronefs concernés feront l’objet d’opérations de maintenance avant leur remise en service. « Les avions seront remis en service après maintenance et respect strict de tous les protocoles de sécurité en vigueur », précise la Direction générale.
Malgré cet incident, la compagnie affirme que ses activités se poursuivent normalement. « L’ensemble des opérations programmées sur le réseau d’ASKY se poursuivent normalement », assure-t-elle, tout en réaffirmant que « la sécurité et la sûreté de nos passagers, équipages et biens demeurent notre priorité absolue ».











