La France a confirmé avoir apporté un appui logistique et de renseignement aux forces armées béninoises lors de la tentative de coup d’État du 8 décembre à Cotonou. L’annonce a été faite ce mardi 9 décembre par l’Élysée, qui précise que cette assistance a été fournie à la demande du gouvernement béninois et en soutien à la Cédéao, mobilisée pour contrer la rébellion.
Selon la présidence française, l’intervention a consisté en un soutien de surveillance et d’observation, sans engagement direct sur le terrain. Des sources de suivi aérien indiquent qu’un avion français de renseignement a survolé la capitale béninoise pendant plusieurs heures le jour de l’attaque.
L’Élysée qualifie la tentative de putsch de « très violente », évoquant des pertes humaines et des prises d’otages. Face à la gravité de la situation, le président Emmanuel Macron a multiplié les échanges avec ses homologues africains, notamment Patrice Talon (Bénin), Bola Tinubu (Nigeria) et Julius Maada Bio (Sierra Leone), président en exercice de la Cédéao.
L’organisation ouest-africaine a rapidement autorisé le déploiement de sa force en attente, avec notamment une participation des troupes nigérianes venues prêter main-forte aux forces loyalistes béninoises.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a précisé que cette coopération s’inscrit dans le cadre d’un partenariat bilatéral solide entre Paris et Cotonou :
« C’était un appui essentiellement en termes de renseignement et d’observation, à la demande de Cotonou et dans le sillage des échanges que nous avons de manière très fréquente avec le Bénin. »
Cette coordination entre le Bénin, la France et la Cédéao illustre une volonté commune de contenir toute déstabilisation régionale, alors que les tentatives de putsch se multiplient en Afrique de l’Ouest.









