L’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, a exprimé son inquiétude face à la hausse des séparations et divorces observée au sein des couples. Une tendance qu’il juge préoccupante et révélatrice de fragilités dans la conception actuelle du mariage.
Dans son message, le prélat souligne que de nombreux couples recherchent avant tout la satisfaction émotionnelle et le confort du mariage, sans en accepter les exigences et les sacrifices.
Un rappel sur les fondements du mariage
Pour Mgr Gaglo, une union durable ne peut reposer uniquement sur l’attirance physique, les émotions ou les moyens matériels.
Il insiste sur la nécessité d’une dimension plus profonde :
« Il faut une vie spirituelle profonde. Il n’existe pas de foyer sans croix, mais avec le Christ, la croix purifie, elle ne détruit pas. »
À travers cette réflexion, l’archevêque invite les couples à considérer le mariage comme un engagement durable, impliquant patience, effort et résilience face aux difficultés.
Une réalité sociale en évolution
Si le message s’inscrit dans une approche spirituelle, il intervient dans un contexte où les dynamiques familiales évoluent rapidement, notamment en milieu urbain.
Les transformations sociales, économiques et culturelles influencent de plus en plus les relations conjugales, avec une augmentation des séparations dans plusieurs sociétés africaines, y compris au Togo.
Cette évolution alimente régulièrement les débats entre acteurs religieux, sociaux et juridiques sur les causes profondes de ces ruptures et les moyens de renforcer la stabilité familiale.
Un appel à la réflexion
En insistant sur la dimension spirituelle du mariage, l’Église catholique rappelle son approche traditionnelle du couple, centrée sur l’engagement et la persévérance.
Un message qui, selon les observateurs, peut susciter des adhésions, mais aussi des débats dans une société où les attentes vis-à-vis du mariage évoluent rapidement.











