La population togolaise est estimée à 8,685 millions d’habitants au 1er janvier 2026, selon les nouvelles projections de la Division de la population des Nations unies. Ces estimations s’appuient sur les résultats du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5), réalisé avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Ce chiffre confirme la poursuite d’une progression démographique régulière.
Une croissance continue
Après révision des données issues du recensement de 2022 :
2023 : 8,133 millions d’habitants
2024 : 8,314 millions
2025 : 8,499 millions
2026 : 8,685 millions
Sur la période 2023–2026, la hausse cumulée dépasse 550 000 personnes, soit un rythme annuel moyen compris entre 2,1 % et 2,2 %.
Cette augmentation repose principalement sur l’excédent naturel (naissances supérieures aux décès), le solde migratoire restant modéré.
Une transition démographique engagée
Les indicateurs montrent une évolution progressive :
La fécondité recule, passant de 4,19 enfants par femme en 2023 à environ 4,01 en 2026 (contre plus de 6 en 1960).
Le taux brut de natalité baisse à environ 31,2 ‰ en 2026 (contre 47,9 ‰ en 1960).
L’espérance de vie atteint 63,3 ans en 2026 (contre 43,5 ans en 1960).
La mortalité infantile poursuit son recul, autour de 39,1 ‰ en 2026, contre 134,3 ‰ en 1960.
Ces tendances traduisent une amélioration durable des conditions sanitaires et de l’accès aux soins, même si la transition démographique demeure incomplète.
Une population majoritairement jeune
L’âge médian s’établit à 18,1 ans en 2023, ce qui signifie que la moitié de la population a moins de 18 ans.
La part des 15–64 ans progresse graduellement :
54 % en 2023
55,5 % en 2026
près de 58 % attendus en 2030
Ce glissement ouvre la perspective d’un dividende démographique, à condition que l’économie absorbe ces nouvelles cohortes en âge de travailler.
Des projections stables à moyen terme
Selon les projections, la population pourrait atteindre 9,459 millions d’habitants en 2030. La trajectoire reste régulière, sans accélération notable.
Ces données constituent un outil stratégique pour la planification publique, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et des infrastructures.











