Au Togo, 595 cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année, tandis que 417 décès sont enregistrés, selon les chiffres rapportés par Republic of Togo. Le dépistage tardif contribue à cette forte mortalité. Les médecins insistent sur l’importance du dépistage régulier et de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV).
Une maladie marquée par une forte mortalité
Selon les chiffres rapportés, 595 cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année au Togo et 417 décès sont enregistrés. Cela représente environ 70 % des cas recensés.
Cette situation s’explique en grande partie par un dépistage trop tardif. Pourtant, la maladie peut être mieux prise en charge lorsqu’elle est détectée précocement.
Le HPV, principal facteur de risque
Le papillomavirus humain (HPV) est le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus. D’autres facteurs peuvent également être associés, notamment certaines infections sexuellement transmissibles, les rapports sexuels non protégés, le tabagisme, la consommation d’alcool et de drogues.
Un dépistage recommandé tous les deux ans
Pour favoriser une détection précoce, les médecins invitent les femmes à effectuer un dépistage au moins une fois tous les deux ans.
Ce suivi permet de rechercher d’éventuelles anomalies et de faciliter une prise en charge rapide. Le dépistage reste important même pour les femmes déjà exposées au HPV.
La vaccination contre le HPV gratuite au Togo
Introduite au Togo en 2023, la vaccination contre le HPV est gratuite. Elle cible en priorité les filles âgées de 9 à 14 ans, avant le début de leur vie sexuelle, afin de les protéger contre les souches du virus les plus à risque.
La vaccination et le dépistage constituent deux moyens complémentaires de prévention. Pour les femmes déjà exposées au virus, le dépistage demeure essentiel pour agir à temps.

