Le Mali traverse une nouvelle zone de turbulences après une série d’attaques violentes survenues le week-end du 25 avril 2026, marquées notamment par la mort du ministre de la Défense. Voici les éléments essentiels pour comprendre cette situation explosive.
1. Un ministre clé tué en pleine attaque
Le général Sadio Camara, figure centrale du pouvoir militaire, a été tué dans sa résidence à Kati.
Selon les autorités, un véhicule piégé conduit par un kamikaze a ciblé son domicile. Blessé lors de l’attaque, il a succombé à ses blessures à l’hôpital.
Sa mort représente un coup dur pour la junte au pouvoir.
2. Des attaques coordonnées dans plusieurs villes
Plusieurs grandes villes ont été visées simultanément : Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et Kidal.
Ces offensives ont été menées conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le Front de libération de l’Azawad.
Leur objectif est clair : affaiblir, voire renverser les autorités de transition.
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3. Un pouvoir militaire fragilisé
Le Mali est dirigé par une junte depuis 2020, sous l’autorité du général Assimi Goïta.
Depuis son arrivée au pouvoir, il a repoussé les élections et renforcé son contrôle, avec la possibilité de rester en place jusqu’en 2030 voire au-delà.
Mais ces attaques montrent que son régime fait face à une contestation armée de plus en plus organisée.
4. Une crise qui s’inscrit dans un long conflit
La situation actuelle n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une crise sécuritaire qui dure depuis plus de dix ans.
Après le coup d’État de 2012, des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle du nord du pays.
La France est intervenue avec l’opération Opération Serval, suivie de Opération Barkhane.
Depuis le retrait français en 2022, le Mali s’appuie notamment sur des partenaires russes, mais la situation sécuritaire reste très instable.
5. Un calme précaire et beaucoup d’incertitudes
Après deux jours de combats, un calme relatif est revenu à Bamako et Kati.
Mais des traces de violence sont encore visibles, et l’incertitude domine.
Le silence du chef de la junte, Assimi Goïta, depuis le début des attaques, alimente les inquiétudes.
Le Mali fait face à une montée brutale de la violence, combinant attaques terroristes et rébellion armée. La mort du ministre de la Défense fragilise encore davantage un pouvoir militaire déjà contesté, dans un pays plongé dans une crise sécuritaire chronique.











