L’Association des victimes de tortures au Togo (ASVITTO) a exprimé sa vive préoccupation concernant la situation de Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées, actuellement en détention. Dans une publication diffusée sur le réseau social X, l’organisation affirme que l’ex-responsable politique observe une grève de la faim depuis neuf jours afin de « réclamer les preuves des accusations portées contre elle ».
Une détention qui se prolonge
Selon l’ASVITTO, Marguerite Gnakadé a été arrêtée en septembre 2025. Près d’un an après son interpellation, l’organisation estime que les éléments justifiant son arrestation et son maintien en détention n’ont toujours pas été rendus publics.
L’association qualifie cette situation de « détention arbitraire », une appréciation qui reflète sa position sur le dossier.
Une grève de la faim et des inquiétudes pour sa santé
Toujours selon l’ASVITTO, les proches de l’ancienne ministre indiquent qu’elle refuse de s’alimenter depuis neuf jours. L’organisation rapporte également que son état de santé se serait fortement détérioré au fil des jours en raison de cette grève de la faim.
À ce stade, ces informations proviennent des déclarations de l’ONG et des proches de l’intéressée. Les autorités judiciaires ne se sont pas exprimées publiquement sur ces affirmations.
Un appel adressé aux autorités
Dans son communiqué, l’ASVITTO se dit « profondément préoccupée » par l’évolution de la situation et interpelle directement le président du Conseil, Faure Gnassingbé.
L’organisation demande aux autorités de mettre fin à ce qu’elle qualifie de « formes de tortures morales et psychologiques » et sollicite la libération de Marguerite Gnakadé afin qu’elle puisse bénéficier d’une prise en charge médicale.
Cette affaire continue de susciter des réactions au sein de certaines organisations de défense des droits humains, alors qu’aucune nouvelle communication officielle n’a, pour l’heure, été publiée par les autorités compétentes concernant les déclarations de l’ASVITTO.


