La Confédération des États du Sahel (AES) a réagi avec fermeté à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les autorités américaines. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi, l’organisation régionale dénonce ce qu’elle qualifie d’« attaque armée » et d’« ingérence inacceptable » des États-Unis contre un État souverain.
Selon la déclaration, l’opération menée par les forces américaines sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela aurait conduit à l’interpellation du président Maduro et de son épouse. L’AES affirme suivre la situation avec une « vive préoccupation », estimant que l’usage de la force contre un État souverain constitue un acte d’agression au regard du droit international.
L’organisation rappelle son attachement aux principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.
Condamnation ferme et appel à l’ONU
Dans sa déclaration, la Confédération des États du Sahel condamne fermement le recours unilatéral à la force par les États-Unis, tout en soulignant la gravité du geste venant d’un membre permanent du Conseil de sécurité. L’AES y voit une menace directe pour la stabilité mondiale et une remise en cause de l’ordre international.
Le communiqué :
interpelle le Conseil de sécurité des Nations unies afin qu’il assume pleinement sa responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales ;
réaffirme l’attachement de l’AES à un ordre mondial fondé sur l’égalité souveraine des États et le respect du droit international ;
exprime sa solidarité au peuple vénézuélien, dont la souveraineté aurait été bafouée.
De lourdes pertes humaines selon Caracas
Les autorités vénézuéliennes affirment que cette arrestation s’est accompagnée de violents affrontements ayant fait plus d’une centaine de morts au sein des forces armées nationales. Ces pertes seraient directement liées à l’opération menée par les États-Unis, selon Caracas.
Après son arrestation, Nicolás Maduro a été présenté devant une juridiction américaine, où il a rejeté en bloc les accusations de narcotrafic portées contre lui. Washington maintient toutefois les charges et annonce la poursuite de la procédure judiciaire. Le président vénézuélien devrait comparaître de nouveau le 17 mars 2026, une date déjà très attendue par ses partisans comme par ses opposants.










