L’Hôtel 2 Février a accueilli la quatrième édition de la Journée QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail) , un rendez-vous qui s’impose comme un espace de réflexion sur les mutations du monde professionnel en Afrique.
Organisée par IPIKAR Consulting, cette édition est placée sous le thème : « L’équilibre, la nouvelle exigence du travail ». Elle a réuni des dirigeants d’entreprises, experts en ressources humaines, responsables institutionnels, managers et professionnels autour d’un objectif commun : adapter les organisations aux nouveaux défis humains, économiques et technologiques.
La participation de l’Organisation internationale du Travail (OIT) a donné une dimension particulière à cette rencontre, centrée sur le dialogue social, la santé au travail, les nouvelles pratiques de management et la recherche d’une performance durable.
Dès l’ouverture des travaux, les intervenants ont souligné que l’équilibre entre performance et bien-être ne relève plus uniquement d’une démarche individuelle. Dans un environnement marqué par des transformations rapides, il devient une responsabilité collective qui implique les entreprises, les managers et les instances dirigeantes.
Des organisations plus humaines et plus résilientes

Au fil des panels, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment les effets du contexte VUCA — caractérisé par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté — sur les collaborateurs, les nouvelles responsabilités du management et la nécessité de mieux prendre en compte les indicateurs humains dans les décisions stratégiques.
Les participants ont également insisté sur l’importance d’un partage des responsabilités dans le bien-travailler ensemble, ainsi que sur le rôle des ressources humaines dans l’accompagnement des transformations organisationnelles.
Parmi les principales recommandations formulées figurent :
- la création de cellules d’écoute au sein des organisations ;
- un meilleur alignement entre les objectifs individuels et les objectifs collectifs ;
- le renforcement de la place des ressources humaines dans les instances de gouvernance.
Donner davantage de place à la parole des collaborateurs
L’atelier participatif consacré à « Ce que les collaborateurs n’osent plus dire » a permis aux participants de partager leurs préoccupations et leurs attentes.
Plusieurs constats se sont dégagés : la qualité de vie et des conditions de travail ne peut être portée uniquement par les départements RH. Elle doit bénéficier d’un engagement au plus haut niveau des organisations, avec une meilleure cohérence entre les valeurs affichées et les pratiques quotidiennes.
Les échanges ont aussi mis en avant la nécessité de sensibiliser davantage les dirigeants, les conseils d’administration et les organes de gouvernance aux enjeux humains afin que les décisions stratégiques tiennent pleinement compte des réalités du terrain.
Dans cette dynamique, plusieurs participants ont plaidé pour la création d’un cadre de réflexion régional en Afrique de l’Ouest, destiné à favoriser le partage des bonnes pratiques et à accompagner durablement les évolutions du monde du travail.
Au terme de cette quatrième édition, une conviction a largement émergé :

« Tout part de l’équilibre et tout revient à l’équilibre lorsqu’il s’agit de l’humain. »
Pour Rabiatou Iyabo BELLO, fondatrice d’IPIKAR Consulting et initiatrice de la JQVCT, l’équilibre n’est plus seulement un idéal, mais une véritable exigence stratégique pour bâtir des organisations plus responsables, plus performantes et plus humaines.
À travers cette nouvelle édition, la JQVCT confirme son ambition de devenir un espace permanent de réflexion et d’action sur l’avenir du travail en Afrique, dans un contexte où le bien-être des collaborateurs apparaît de plus en plus comme un facteur essentiel de développement et de compétitivité .

















