Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a ouvert jeudi à Djamdè, dans la préfecture de la Kozah, un séminaire gouvernemental de deux jours réunissant les membres du gouvernement et plusieurs experts autour des enjeux du développement national.
Placée sous le thème « Leviers stratégiques pour l’accélération du développement du Togo », cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de préparation des prochaines orientations économiques et sociales du pays.
L’objectif affiché est ambitieux : doubler le niveau de vie moyen des populations et ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040.
S’inspirer des expériences internationales

Les échanges s’appuient sur des diagnostics réalisés avec l’appui de la Banque mondiale ainsi que sur l’étude des parcours de plusieurs pays ayant connu une transformation économique significative.
Parmi les exemples analysés figurent notamment le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie, l’Île Maurice, le Brésil et la Corée du Sud, souvent cités pour leurs politiques de développement et de modernisation.
Cette approche comparative vise à identifier des stratégies adaptées aux réalités togolaises.
Une vision fondée sur des actions concrètes
Dans son intervention, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité d’une approche globale du développement.
Il a rappelé que la modernisation de secteurs comme l’agriculture dépend d’un ensemble de facteurs complémentaires, notamment les infrastructures routières, l’énergie, les capacités de stockage et de transformation, la sécurisation du foncier, l’accès au financement et le renforcement des compétences.
« Nos ambitions nationales ne deviendront réalité que lorsqu’elles se traduiront en programmes, en financements, en responsabilités claires et surtout en résultats visibles pour les citoyens », a déclaré le président du Conseil.
Une étape dans la préparation de la feuille de route 2026-2031
Ce séminaire intervient alors que le gouvernement poursuit la finalisation de la feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Cette stratégie nationale repose sur trois axes majeurs : Rassembler, Protéger et Transformer, avec l’ambition de consolider la croissance économique, renforcer la cohésion sociale et accélérer le développement du pays.
La rencontre de Djamdè doit ainsi permettre de faire émerger de nouvelles idées et de définir des actions prioritaires en vue des prochaines années.










