Le Togo intensifie la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), notamment l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité, devenues un véritable enjeu de santé publique. Les autorités parlent d’une « épidémie silencieuse » qui progresse sans bruit mais avec des conséquences lourdes.
Les chiffres nationaux confirment la tendance. Entre 2010 et 2021, la prévalence de l’hypertension est passée de 19 % à 27,4 %. L’obésité a également connu une forte hausse, passant de 21,6 % à 30,8 %. Seul indicateur en baisse : le diabète, qui est passé de 26 % à 4,9 % sur la même période.
Face à cette situation, trois journées nationales de lutte contre les MNT sont organisées. L’objectif est clair : informer, prévenir et encourager un changement durable des comportements.
La campagne met l’accent sur les principaux facteurs de risque évitables : le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, une alimentation déséquilibrée et le manque d’activité physique. En clair, il s’agit de promouvoir un mode de vie plus sain.
Le pays figure parmi les premiers de la région africaine de l’OMS à avoir structuré une réponse contre ces pathologies. Les actions engagées portent notamment sur le renforcement des politiques de prévention, l’intégration de la prise en charge des MNT dans les soins de santé primaires et l’amélioration de l’accès aux médicaments essentiels.











