Au Burkina Faso, la police nationale a démantelé un important réseau de proxénétisme et de traite des personnes, impliquant plusieurs ressortissants étrangers. L’opération, conduite par la Division des investigations criminelles, a permis l’arrestation d’une vingtaine de personnes et la libération d’environ 200 jeunes filles, dont de nombreuses mineures âgées de 15 à 17 ans.
Selon les autorités, les victimes, majoritairement originaires du Nigeria, étaient recrutées à travers des promesses d’emploi bien rémunéré au Burkina Faso. Une fois sur place, leur liberté était confisquée : passeports, téléphones et documents d’identité étaient retirés par des “tutrices”, qui les plaçaient ensuite dans des bars, auberges ou maisons closes avec la complicité de certains gérants d’établissements.
Les jeunes femmes, forcées à la prostitution, devaient verser jusqu’à 1,3 million FCFA (environ 2 000 euros) pour espérer leur “libération”.
Les enquêtes révèlent un système organisé : les trafiquants transportaient les victimes depuis des villages du Nigeria vers le Bénin, où elles recevaient de faux papiers d’identité, avant d’être acheminées au Burkina Faso.
Les forces de sécurité indiquent avoir également découvert dans les lieux d’exploitation des produits stupéfiants et des objets provenant de cambriolages récents. Les personnes interpellées sont poursuivies pour proxénétisme, traite des personnes, complicité de traite et blanchiment de capitaux.
Cette opération fait suite à des alertes émises par l’ambassade du Nigeria à Ouagadougou, préoccupée par la multiplication des maisons closes et la présence croissante de réseaux de traite transfrontaliers.









